Master en Gestion de chantier spécialisé en construction durable

Les professionnels du secteur de la construction sont formels : il manque cruellement de main d’œuvre très qualifiée dans leur secteur, et plus particulièrement des gestionnaires de chantier rompus aux nouvelles technologies liées à la construction durable.

Forte de ce constat, la Haute Ecole Robert Schuman organisera dès septembre 2011 un master en gestion de chantier à finalité construction durable. Ce master présente la spécificité d’être en alternance. Cette ouverture se fait dans le cadre d’un projet pilote prévu dans le plan Marchal 2.vert et soutenu par la Région wallonne et par la Communauté française. Il s’agit d’une première en Belgique francophone.

Qu’entend-t-on par construction durable ?

S’il y a quelques années encore le concept de construction durable ne touchait qu’une minorité de gens dits « concernés », il est désormais devenu un phénomène incontournable de notre société. En effet, comment envisager aujourd’hui de construire une maison, un immeuble, un magasin, sans se soucier de l’impact écologique qu’aura cette construction sur nos générations futures ?
Outre l’aspect environnemental, la construction durable sous-entend une dimension technologique, une dimension économique et une dimension sociale. En plus de veiller à réduire ses coûts, l’entreprise doit relever de nombreux nouveaux défis : par exemple, le choix des bons matériaux et leur bonne mise en oeuvre, la réduction des nuisances sonores et de la pollution, la gestion des déchets, l’évaluation de l’impact environnemental d’une nouvelle construction. La construction durable peut être définie par dix enjeux-clés qui offrent une bonne vue d’ensemble du métier de gestionnaire de chantier en construction durable, des défis que la fonction propose, des compétences et de l’investissement qu’elle implique.

1. Faire de la construction durable une stratégie d’entreprise
2. Adopter une approche en coût global   
3. Organiser la démarche
4. Mesurer l’impact environnemental d’un bâtiment
5. Réhabiliter un bâtiment : une priorité environnementale
6. Energie : consommer moins
7. Energie : consommer  mieux
8. Optimiser la gestion de l’eau : Construire en évitant de favoriser les inondations, la raréfaction et la pollution de l’eau
9. Minimiser l’étalement urbain et les transports
10. Améliorer le confort et préserver la santé des occupants pour garder l’humain au cœur des préoccupations

Qu’est-ce que l’alternance ?

Suivre un master en alternance signifie que l’apprenant va à la fois suivre des cours de type « classique » au sein de la Haute Ecole, et s’immerger dans le monde professionnel en suivant une partie de son apprentissage en entreprise. On ne parle donc pas ici de stage, mais bien d’une véritable participation de l’étudiant à la vie et au fonctionnement de l’entreprise. L’entreprise est partenaire de la formation et 60 crédits sur les 120 que comporte le programme seront acquis au sein de celle-ci.

Alternance, oui, mais comment ?

Concrètement, lors de son inscription, l’étudiant devra proposer une entreprise susceptible de l’accueillir pendant toute la durée de la formation (2 ans). Un contrat de travail à temps partiel (CTTP) ou une convention d’immersion professionnelle sera alors établie entre l’étudiant et l’entreprise. Un superviseur désigné pour la Haute Ecole, et un tuteur choisi dans l’entreprise, piloteront la formation  afin de s’assurer que les objectifs seront atteints au bout des deux années. Contrairement aux stages « classiques », l’étudiant touchera une compensation financière payée par l’entreprise. Un vade mecum précise le statut de l’apprenant.

Organisation de l’année

Pour respecter le rythme des entreprises du secteur de la construction et permettre une totale immersion favorisant un meilleur apprentissage au sein de l’entreprise, le master en alternance se déroulera par blocs de 5 semaines. Les cours seront donnés sur base modulaire.

calendrier de l’année